La cour d’appel de Paris a rejeté la demande de réexamen de la plainte portée par l’actrice Sand Van Roy, qui accuse le réalisateur de viol, et pour laquelle Luc Besson a bénéficié d’un non-lieu. L’avocat de l’actrice Sand Van Roy a déjà annoncé un pourvoi en cassation. Photo Alessandro Bremec/ NurPhoto via AFP Par Télérama, avec AFP Publié le 23 juin 2026 à 10h44 Affaire close ? La cour d’appel de Paris a refusé mardi de rouvrir l’enquête sur des accusations de viol portées par l’actrice Sand Van Roy contre le réalisateur Luc Besson, qui a déjà bénéficié d’un non-lieu, ont indiqué deux sources proches du dossier à l’AFP. Les juges n’ont pas suivi l’argumentaire de la plaignante qui considérait notamment que des analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement constituaient un « élément nouveau » permettant de rouvrir l’enquête. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement », a réagi auprès de l’AFP l’avocat de Sand Van Roy, Maitre Antoine Gitton. « Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d’enquête, six procureurs de la République, deux juges d’instruction, trois juges de la cour d’appel, toutes des femmes, ont conclu que monsieur Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés », a souligné l’avocat de Luc Besson, Maitre Thierry Marembert. « Comme chacun le sait, Luc Besson et Sand Van Roy ont entretenu une relation pendant plusieurs années. Au cours de cette longue enquête, tous les actes utiles à la manifestation de la vérité ont été effectués. Aucun de ces actes n’a permis d’établir le défaut de consentement de la plaignante », a-t-il ajouté. « Nous nous félicitons donc que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée », a-t-il conclu. “Relation d’emprise professionnelle” L’actrice belgo-néerlandaise avait déposé une plainte pour viol le 18 mai 2018, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien dont les protagonistes ont donné deux versions différentes. Pour Sand Van Roy, le réalisateur lui avait imposé une pénétration digitale, source d’évanouissement, malgré ses injonctions à arrêter. Une version selon elle accréditée par des constatations, le jour des faits, réalisées aux urgences médico-judiciaires. Deux mois après sa plainte initiale, l’actrice déposait une plainte contre le cinéaste pour d’autres viols et agressions sexuelles commis, selon elle, entre 2016 et 2018, épisodes d’une « relation d’emprise professionnelle » sous menaces de « rétorsion sur sa carrière d’actrice ». Luc Besson a regretté de son côté une relation extra-conjugale dans un contexte de « subordination », alors que l’actrice avait tourné dans certains de ses films. Mais il avait relaté un rapport consenti empreint de « douceur ». À lire aussi : “Chaque jour, il y a encore des victimes” : une loi pour lutter contre les violences dans le monde de la culture Cinéma Société Justice Viol Violences sexistes et sexuelles Luc Besson Le magazine en format numérique Lire le magazine Les plus lus Pour soutenir le travail de toute une rédaction, abonnez-vous Pourquoi voyez-vous ce message ? Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de "cookies" sur votre navigateur, qui permettent notamment d'afficher de la publicité personnalisée. Nous respectons votre choix, et nous y veillerons. Chaque jour, la rédaction et l'ensemble des métiers de Télérama se mobilisent pour vous proposer sur notre site une offre critique complète, un suivi de l'actualité culturelle, des enquêtes, des entretiens, des reportages, des vidéos, des services, des évènements... Qualité, fiabilité et indépendance en sont les maîtres mots. Pour ce faire, le soutien et la fidélité de nos abonnés est essentiel. Nous vous invitons à rejoindre à votre tour cette communauté en vous abonnant à Télérama. Merci, et à bientôt. S’abonner
La justice ne veut pas rouvrir l’enquête pour viol qui visait Luc Besson
La cour d’appel de Paris a rejeté la demande de réexamen de la plainte portée par l’actrice Sand Van Roy, qui accuse le réalisateur de viol, et pour laquelle Luc Besson a bénéficié d’un non-lieu.









