Le réalisateur Luc Besson pose sur le tapis rouge lors de la 49ᵉ édition du Festival du cinéma américain de Deauville, le 2 septembre 2023. LOIC VENANCE / AFP

La cour d’appel de Paris a refusé, mardi 23 juin, de rouvrir l’enquête sur des accusations de viol portée par l’actrice Sand Van Roy contre le réalisateur Luc Besson, qui a déjà bénéficié d’un non-lieu, a indiqué au Monde une source judiciaire.

Les juges n’ont pas suivi l’argumentaire de la plaignante qui considérait notamment que des analyses ADN réalisées sur un sous-vêtement constituaient un « élément nouveau » permettant de rouvrir l’enquête. « Nous ne pouvons pas nous satisfaire de cette non-justice. Un pourvoi en cassation va être interjeté immédiatement », a réagi auprès de l’Agence France-Presse (AFP) Antoine Gitton, l’avocat de la plaignante.

Celui de Luc Besson, Thierry Marembert, s’est félicité, lui, « que la justice ait refusé de rouvrir cette affaire déjà maintes fois jugée ». « Au cours de cette longue enquête, tous les actes utiles à la manifestation de la vérité ont été effectués. Aucun de ces actes n’a permis d’établir le défaut de consentement de la plaignante », a-t-il souligné dans un communiqué.

L’affaire – l’une des plus emblématiques de #MeToo – avait donné lieu à un classement sans suite en février 2019, puis un non-lieu en décembre 2021, confirmé par la cour d’appel de Paris en mai 2022, puis par la Cour de cassation en juin 2023.