Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Emmanuel Macron Emmanuel Macron Emmanuel Macron Chronique Françoise Fressoz Editorialiste au « Monde » La dissolution de l’Assemblée nationale en 2024 a eu des effets délétères sur le fonctionnement de la vie politique, mais elle n’a pas eu raison du chef de l’Etat, qui continue de démontrer sa capacité à affronter les crises, relève Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique. Publié aujourd’hui à 05h00 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés Qui se souvient encore du climat délétère qui régnait après la funeste dissolution de l’Assemblée nationale, en juin 2024 ? Dans la foulée d’élections européennes aux résultats catastrophiques pour son camp, Emmanuel Macron avait tenté un coup de poker pour reprendre la main sans même s’entourer de la précaution de prévenir les siens ni de les mobiliser. Cette décision allait conduire à un Hémicycle sans majorité, un exécutif en plein désarroi et un président de la République tellement affaibli que ses opposants les plus irréductibles n’étaient plus les seuls à miser sur le coup de balai. Une partie des prétendants à la succession demandaient eux aussi qu’il s’en aille. Deux années plus tard, Emmanuel Macron fait plus que résister. Il frémit encore. La présidence du sommet du G7 qu’il a assurée à Evian-les-Bains (Haute-Savoie), du 15 au 17 juin, et qu’il a prolongée par un dîner à Versailles avec le président des Etats-Unis, Donald Trump, résume ce qui fait à la fois la force et la faiblesse de ce jeune chef de l’Etat, élu à l’âge de 39 ans et obligé de s’effacer, dix ans plus tard, en 2027, en raison des règles fixées par la révision constitutionnelle de 2008. Même au plus bas, l’ancien banquier de chez Rothschild n’a jamais renoncé à se battre en utilisant toutes les armes du soft power français, y compris les plus urticantes, comme le château de Versailles, symbole de la monarchie absolue sous Louis XIV et de la haine déclenchée par celui qui l’occupe sous Louis XVI. Et quand, le 18 juin, sur France 2, la journaliste Caroline Roux l’interpelle sur les aspects négatifs de son bilan – le chômage qui repart à la hausse, la réforme des retraites à moitié abandonnée et l’endettement record qui menace de précipiter le pays dans la relégation sans un effort substantiel de redressement –, Emmanuel Macron contre-attaque avec vigueur. Le président de la République plaide notamment avoir été visionnaire sur un certain nombre de sujets auxquels les Français n’étaient pas spontanément préparés : la défense de la souveraineté, la nécessité de travailler et d’investir davantage ou celle de soigner inlassablement l’attractivité du pays dans une économie ouverte aux quatre vents. Il vous reste 63.48% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.