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ReportageMaire socialiste de Bavilliers (Territoire de Belfort), l’élu de 25 ans doit gérer, avec son équipe, les écoles mais aussi la sécurité des plus âgés. Un défi identique à celui de dizaines de milliers d’édiles, qui déplorent souvent l’absence d’aide de l’Etat.
Vendredi 19 juin, Françoise Gatel fait un désarmant aveu d’impuissance devant les maires de l’Association des petites villes de France, réunis en assises à Château-Thierry (Aisne) pour deux jours. « Quand vous êtes dans vos mairies, déclare à la tribune la ministre de l’aménagement du territoire et de la décentralisation, vous avez une chaîne de commandement. Vous avez décidé de choses avec votre conseil municipal et la chose se déroule. » Un pouvoir dont l’Etat serait de plus en plus dépourvu, selon elle : « Nous, ça n’est pas le cas, poursuit-elle. Le premier ou le dernier kilomètre, on l’a perdu de vue. Il y a des ruptures dans la chaîne de réalisation. »
De fait, au même moment, Léo Prassel, maire (divers gauche) de Bavilliers (Territoire de Belfort), qui participe aux assises, gère à distance l’arrivée de la canicule sur sa commune, passée en vigilance orange jeudi. « Je prends un arrêté pour fermer l’école maternelle lundi et mardi », explique-t-il. En période de fortes chaleurs, la carapace de métal et de plexiglas de ce bâtiment des années 1980 s’échauffe comme une cocotte-minute. « C’est un enfer », décrit le maire. Lundi et mardi, alors que la météo annonce un pic à 36 °C, les élèves les moins âgés vont donc prendre l’air frais au point culminant du département, le Ballon d’Alsace (1 247 mètres d’altitude) le matin, et sont dispensés de classe l’après-midi.













