Une performance enfin digne d'un Ballon d'or. S'il n'a pas ébloui de son talent ce France-Irak (3-0) dans des proportions semblables à ce qu'il fait parfois en Ligue des champions, Ousmane Dembélé a livré un match qui pourrait bien s'avérer fondateur pour lui chez les Bleus. Alors que la question de le reléguer sur le banc commençait à poindre, il a montré qu'il pouvait incarner la menace recherchée depuis l'aile droite de l'attaque tricolore, lundi 22 juin à Philadelphie.
Ses 45 premières minutes ont été plutôt timides, même si on l'a vu combiner avec son latéral Jules Koundé et être présent sur la première partie de l'action pour l'ouverture du score de Kylian Mbappé (15e). "Sur certaines situations, on a trop de joueurs dans l'axe avec les permutations et ça facilite leur secteur défensif. Il faut des corrections de positionnement entre les joueurs offensifs pour occuper toutes les zones, même s'ils veulent toucher le ballon", jugeait alors Didier Deschamps au micro de M6. Mais après la longue pause de deux heures en raison d'orages en Pennsylvanie, "Dembouz" est apparu plus connecté encore avec ses partenaires.
Grâce à son pressing façon PSG depuis les limites de la surface, c'est lui qui hérite du six mètres complètement raté par la défense irakienne, et il faut lui reconnaître la justesse de servir son capitaine pour son doublé, au lieu de tenter le tir dans un angle périlleux (54e). De quoi témoigner du fait qu'il a enfin trouvé son rôle dans le système à quatre offensifs de la sélection tricolore, quand bien même il ne s'agisse "que" de celui d'un lieutenant en dépit de son nouveau statut acquis en club ?













