Scandant « Résistance » au milieu de barricades en feu, des milliers de Colombiens ont protesté dimanche contre la victoire sur le fil du candidat soutenu par Donald Trump, Abelardo de la Espriella, que le camp de la gauche n’a pas encore reconnue.À Cali, dans le sud-ouest du pays, une marche qui avait débuté pacifiquement, avec de la musique indigène, a dégénéré en affrontements entre certains manifestants au visage couvert et la police antiémeute qui a utilisé des gaz lacrymogènes contre la foule, ont constaté des journalistes de l’AFP.Au moment où le président élu, un avocat multimillionnaire de 47 ans qui promet une politique sécuritaire et ultralibérale, prononçait un discours triomphal dans la ville caribéenne de Barranquilla, la troisième plus grande ville du pays, des manifestants hostiles ont aussi brûlé des pneus et des drapeaux américains.À Bogotá, des centaines d’autres personnes, pour la plupart de jeunes manifestants drapés de drapeaux colombiens, se sont rassemblées devant l’Université nationale, symbole de l’enseignement public dans le pays.
Dans la capitale, les manifestations ont aussi tourné à la violence, certaines personnes incendiant des barricades et lançant des projectiles sur la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes.« Mécontentement »« Je crois fermement que nous avons besoin de quelqu’un qui se soucie de nous tous, pas seulement de quelques-uns », a déclaré à l’AFP Natalia, une étudiante de 26 ans.« Nous avons déjà eu de nombreuses années de gouvernements de droite qui ne se préoccupent que d’enrichir les riches et d’éliminer non pas la pauvreté, mais les pauvres », a-t-elle ajouté.










