Un soldat monte la garde près d’un camion-citerne, à El Alto (Bolivie), le 21 juin 2026. AIZAR RALDES/AFP
La Bolivie tente de retrouver un semblant de normalité. La circulation sur les routes a repris, dimanche 21 juin, au lendemain de l’entrée en vigueur de l’état d’exception, destinée notamment à démanteler les barrages organisés dans le cadre de contestations demandant la démission du président Rodrigo Paz.
Avec l’envoi de militaires et de policiers, le nombre de ces blocages routiers est passé de 50 à 12 au cours du week-end, après avoir atteint la centaine au plus fort de la crise. Les derniers foyers de résistance se situaient dans le département de Cochabamba et la région du Chapare, dans le centre du pays. Plusieurs affectaient des axes stratégiques reliant l’ouest de la Bolivie à la région de Santa Cruz (est), le principal centre agricole national.
Le chef de l’Etat de centre droit, arrivé au pouvoir en novembre après vingt ans de gouvernements socialistes, a décrété, samedi, l’état d’exception sur l’ensemble du territoire après sept semaines de manifestations et de blocages routiers. Ce régime, d’une durée de quatre-vingt-dix jours, permet le déploiement de l’armée, restreint le droit de manifester et interdit de bloquer les routes.












