Police militarisée près d’un barrage routier à El Alto, en Bolivie, le 20 juin 2026. AIZAR RALDES / AFP
La police et l’armée boliviennes ont commencé samedi 20 juin à lever, dans le calme, les barrages routiers qui paralysent le pays depuis plus de six semaines, quelques heures après l’entrée en vigueur de l’état d’exception décrété par le président Rodrigo Paz.
Ce régime, d’une durée de 90 jours, autorise l’armée à appuyer la police et interdit les barrages routiers mis en place par une vaste coalition de syndicats, groupes indigènes et cultivateurs de coca opposés au gouvernement. Il intervient après la signature vendredi soir d’un accord avec la principale centrale syndicale du pays, la Centrale ouvrière bolivienne (COB), qui a annoncé la levée des mesures de pression. D’autres organisations ont cependant annoncé le maintien du mouvement.
Peu après la signature, M. Paz a annoncé avoir décrété l’état d’exception « après avoir épuisé toutes les voies du dialogue, conclu des accords avec ceux dont les revendications étaient légitimes et identifié ceux qui utilisaient la violence pour tenter de déstabiliser la Bolivie ».
Début mai, la COB avait lancé le mouvement de protestation contre la crise économique, la plus grave depuis plus de 40 ans dans le pays. Les paysans et les ouvriers des usines et des mines l’ont progressivement rejoint, rejetant les réformes du président de centre droit arrivé au pouvoir en novembre, après 20 ans de gouvernements socialistes.












