Idées et débatsIdées. Pour l'historien italien, une contre-révolution traverse depuis quelques années l'Occident. Mais alors, quelles sont ses chances d’aboutir ? Publié le 21/06/2026 à 16:00bookmarkMarine Le Pen et Jordan Bardella lors d'un meeting du Rassemblement national à l'occasion du 1er-Mai, à Macon.REUTERSEt si Donald Trump, Giorgia Meloni ou encore Viktor Orban étaient en fin de compte des (contre)-révolutionnaires et que des Pedro Sanchez, Emmanuel Macron, Raphaël Glucksmann et consorts s'avéraient être de parfaits conservateurs ? Cette thèse qui renverse à 180 degrés nos grilles de lecture communément admises, c'est celle de l'historien italien Giovanni Orsina. Professeur d'Histoire contemporaine à l'université Luiss de Rome, cet esprit libéral explique dans son essai (Controrivoluzione. Una storia politica del nostro tempo) comment, le libéralisme et ses excès auraient planté les graines du populisme, qu'il appréhende comme un mouvement "contre-révolutionnaire". Mais si Giovanni Orsina estime que ces "contre-révolutionnaires" ont la capacité d'engranger de nettes victoires électorales sur le Vieux Continent, à l'instar de Marine Le Pen en France, en 2027, les chances qu'ils parviennent à transformer la société en profondeur demeurent limitées. Entretien..