Elle le dit presque sans émotion : « Aujourd’hui, je compte les heures de mon parti. » Attablée devant un expresso dans une brasserie à côté de l’Assemblée nationale, à Paris, cette députée secoue la tête, résignée. « Il ne se passe plus rien chez nous : ça fait des mois qu’on n’a plus de réunions du bureau national, qu’on n’a plus de débats, plus rien… », souffle la socialiste, qui voit poindre à l’horizon un scénario cauchemar : l’effondrement de Raphaël Glucksmann à l’automne, le come-back de François Hollande à l’hiver et… une gigantesque claque au printemps prochain.