Le vote des militants du Parti socialiste (PS), jeudi 9 juillet, a mis fin à plusieurs mois de discussions sur l’opportunité, ou non, d’organiser une primaire. Mais cela arrive trop tard. Les adhérents du PS se sont prononcés par 55,5 % contre 45,5 % des suffrages pour un scrutin réservé aux personnes encartées, afin de désigner un candidat issu du PS et de tous « les partis se reconnaissant comme faisant partie du pôle socialiste ».
Cette solution, qui privilégie la gauche modérée, inclut donc Place publique, le petit parti de Raphaël Glucksmann, mais exclut les anciens « insoumis » de L’Après et Les Ecologistes de Marine Tondelier. Il s’agit donc de désigner une candidature autonome et la plus éloignée possible de celle de Jean-Luc Mélenchon. L’autre option soumise au vote et qui était soutenue par le premier secrétaire, Olivier Faure, proposait une primaire plus large, ouverte à n’importe quel sympathisant de gauche.
Depuis plusieurs semaines, le PS apparaît comme déconnecté de la réalité politique. A neuf mois de l’élection présidentielle, et alors que ses principaux concurrents et adversaires sont déjà sur le terrain, le parti qui a porté François Mitterrand (1981-1995) puis François Hollande (2012-2017) à l’Elysée en est encore à réfléchir au mode de désignation d’un potentiel candidat, retardant d’autant plus le travail nécessaire pour redevenir une force d’alternance crédible.













