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ReportageVieillissants, énergivores et coûteux pour les communes, beaucoup d’établissements aquatiques ruraux ferment. Ils sont pourtant garants d’un égal accès au rafraîchissement et à l’apprentissage de la nage, comme à Châteauneuf-sur-Sarthe. Un député vient d’alerter sur la situation préoccupante de ces services publics de proximité.
Certains, ici, l’appellent leur « Côte d’Azur ». Un grand bassin découvert, tapissé de petits carrelages de mosaïque typique de l’architecture sportive des « trente glorieuses », quatre couloirs de nage, des plongeoirs, de vieilles dalles de pavés en forme d’os de chien. Autour, une pelouse plantée de chênes qui semblent veiller sur des générations de baigneurs. « Comment on ferait sans cette piscine ? On ne tiendrait pas », lance Léa Palmetti à ses amies, en ce samedi de juin. Les trois mamans sont venues se rafraîchir avec leurs enfants avant le gala de danse. La saison des fêtes de fin d’année bat son plein et, avec elle, un nouvel épisode caniculaire.
Chaque été, c’est la même histoire : le soulagement de retrouver pour une nouvelle saison la piscine municipale de Châteauneuf-sur-Sarthe, dans la commune nouvelle des Hauts-d’Anjou (Maine-et-Loire), le dispute à l’inquiétude d’apprendre, un jour ou l’autre, sa fermeture. Car la dame de chlore n’est plus de première jeunesse. Guy Lebrun, 78 ans, en sait quelque chose, qui l’a vue sortir de terre avant d’en devenir son premier maître-nageur.














