Ousmane Ly, sur une plage de Las Palmas, une semaine après son arrivée aux îles Canaries (Espagne) par la route atlantique à partir de la Gambie, le 19 janvier 2026. MICHELE CATTANI/AFP
Le haut commissaire aux droits humains à l’Organisation des Nations unies (ONU), Volker Türk, a déclaré samedi 20 juin regretter profondément la nouvelle législation de l’Union européenne (UE) sur les « retours » de migrants, soulignant que les pays européens ne pouvaient pas transférer leurs obligations à des pays tiers.
Le Parlement européen a, en effet, approuvé, mercredi, le règlement sur les retours de migrants déboutés du droit d’asile, une réforme de l’UE incluant la possibilité pour ses pays membres de conclure des accords pour installer des centres de rétention (« hubs de retour ») hors des frontières de l’Union. « Les pays de l’UE ne peuvent pas simplement externaliser dans des pays tiers leurs obligations en matière de droits humains », a déclaré dans un communiqué M. Turk.
« La détention et le retour vers des pays tiers de personnes vulnérables, y compris des enfants, sont un exercice particulièrement délicat du pouvoir étatique, et portent de hauts risques de violation des droits humains », a-t-il ajouté. Il a souligné qu’il devait y avoir dans ce cadre « une attention particulière à la protection des droits humains et de la dignité – dans les faits et dans la loi ».














