Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Débats Débats Débats Jeux vidéo Jeux vidéo Jeux vidéo La cocommissaire de l’exposition « Video Games & Music », à la Philharmonie de Paris, décrit, dans un entretien au « Monde », la spécificité de ce genre musical, par essence « conditionné par l’action des joueurs et des joueuses ». Article réservé aux abonnés Fanny Rebillard est cocommissaire de l’exposition « Video Games & Music », présentée jusqu’au 1er novembre à la Philharmonie de Paris. Pour Le Monde, la chercheuse, rattachée à l’université de Liège, en Belgique, décrit les particularités de l’utilisation de la musique dans l’univers du jeu vidéo. La musique de jeu vidéo s’est imposée comme un genre à part entière. Quelles sont ses spécificités, notamment par rapport à la musique de film ? Puisqu’elle accompagne un jeu, la musique de jeu vidéo a une particularité structurelle : elle est adaptative et interactive par essence, c’est-à-dire qu’elle est conditionnée par l’action des joueurs et des joueuses. Comme la musique de film, elle se plie pour accompagner chaque action ; mais, à la différence de celle-ci, elle s’écrit en temps réel, répondant à la fois au code écrit par les développeurs et aux mouvements des joueurs. Cette interactivité est plus ou moins développée : dans Pac-Man (1980), les quelques sons sont modulés pour indiquer au joueur un changement d’état : s’il est poursuivi, ou s’il est le poursuivant. Grâce aux évolutions technologiques, d’autres jeux comme The Legend of Zelda. Breath of the Wild (2017) peuvent désormais moduler la musique en fonction du lieu où vous vous trouvez, de la météo, de l’heure de la journée, de la manière dont vous vous déplacez : à pied, à cheval ou par les airs. Il vous reste 72.25% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Fanny Rebillard, musicologue : « La musique de jeu vidéo a très tôt fait l’objet d’une appropriation collective “par le bas” »
La cocommissaire de l’exposition « Video Games & Music », à la Philharmonie de Paris, décrit, dans un entretien au « Monde », la spécificité de ce genre musical, par essence « conditionné par l’action des joueurs et des joueuses ».









