Le président irakien, Nizar Amidi, à Bagdad, le 11 avril 2026. AFP

Le Groupe d’action financière (GAFI), qui lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme, a sorti, vendredi 19 juin, l’Algérie et la Namibie de sa « liste grise » de pays sous surveillance renforcée, mais y a ajouté la Bosnie-Herzégovine et l’Irak, a-t-il annoncé au terme d’une réunion plénière à Paris.

Trois pays figurent toujours sur sa « liste noire » de « juridictions à haut risque soumises à un appel à l’action » : l’Iran, la Corée du Nord et la Birmanie.

Concernant cette dernière, le GAFI l’a appelée à prendre « les mesures appropriées en lien avec les activités de fraude et d’escroquerie en ligne, qui restent très répandues et présentent des risques importants de financement illicite », a précisé dans un communiqué la présidente du GAFI, la Mexicaine Elisa de Anda Madrazo. Le GAFI précise dans sa déclaration finale que, pour faire face à ces menaces, la Birmanie doit « accorder l’attention nécessaire aux victimes de la traite par des groupes criminels ».

La présidente a salué les « avancées » de l’Algérie « en matière de supervision fondée sur les risques, de transparence de la propriété effective et de sanctions financières ciblées », et celles de la Namibie en matière de « supervision fondée sur les risques des secteurs financiers et non financiers », et d’enquêtes et poursuites « relatives à des affaires graves et complexes de blanchiment d’argent ».