Un camp de déplacés à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 18 juin 2026. RAMADAN ABED / REUTERS
La population de la bande de Gaza a besoin de retrouver sa « dignité », et pas seulement de survivre avec le minimum vital, a plaidé jeudi 18 juin le chef des opérations humanitaires de l’ONU, déplorant la poursuite d’entraves israéliennes à la distribution de l’aide.
« Ce n’est pas suffisant de faire taire les armes, nous devons restaurer la dignité », a insisté Tom Fletcher devant le Conseil de sécurité, décrivant une situation humanitaire où plus d’un tiers de la population se couche chaque soir en ayant faim. « Aujourd’hui, les Palestiniens restent privés des besoins fondamentaux que vous exigez tous pour vos propres familles : sécurité, abri, eau propre, soins, éducation », a-t-il souligné.
Depuis le cessez-le-feu officiellement en vigueur le 10 octobre 2025, la situation humanitaire s’est améliorée, a reconnu le Britannique, évoquant l’entrée d’une moyenne de 100 camions d’aide par jour (contre plusieurs centaines avant la guerre) ou la reprise de certains services de santé. Mais « ces améliorations fragiles représentent le strict minimum de ce dont les Palestiniens ont besoin, de ce que nous pouvons fournir et de ce qu’exige le droit international », a-t-il insisté.









