Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Bande de Gaza Bande de Gaza Bande de Gaza Limité dans sa capacité à agir, Nikolaï Mladenov, le haut représentant du Conseil de la paix, alerte sur la situation humanitaire et sécuritaire dans la bande de Gaza, frappée quasi quotidiennement par l’armée israélienne, et insiste sur le nécessaire désarmement du Hamas avant toute avancée. Article réservé aux abonnés Le statu quo à Gaza menace directement la vie de 2 millions d’habitants de l’enclave. En s’adressant pour la première fois à la presse, mercredi 13 mai, à Jérusalem, Nikolaï Mladenov, le haut représentant du Conseil de la paix instauré par le président américain, Donald Trump, a voulu insister sur « l’urgence » d’avancer dans la mise en œuvre du plan de paix, à l’arrêt sept mois après son entrée en vigueur en octobre 2025. « Les habitants de Gaza ne peuvent plus attendre. Ils sont impatients, et je tiens à préciser d’où vient cette impatience : c’est l’impatience des Palestiniens, ce n’est pas l’impatience des Israéliens, ce n’est pas l’impatience des Américains. », souligne le diplomate bulgare en évoquant les conditions de survie extrêmement difficiles pour les 2,1 millions d’habitants enfermés au milieu d’une enclave presque totalement anéantie par l’armée israélienne et amputée de quelque 60 % de son territoire par l’occupation militaire d’une large zone frontalière avec Israël. « Nous avons un cessez-le-feu. Il tient bon. Il n’est pas parfait. Il est loin d’être parfait », estime M. Mladenov, en dépit des frappes quasi quotidiennes de l’armée israélienne sur la bande de Gaza. « Le fait marquant, c’est que les armes se sont largement tues à Gaza depuis près d’un an. Et pour la première fois depuis deux ans, nous connaissons une relative stabilité », assure encore l’ancien coordinateur de l’ONU pour la paix au Moyen Orient. Il reconnaît toutefois que la situation actuelle n’est pas satisfaisante : « Des violations sont commises chaque jour. Certaines sont très graves. Soyons francs quant à ces violations et à ce qu’elles impliquent concrètement : elles signifient que des civils continuent d’être tués, que des familles vivent dans la peur, et que des restrictions continuent d’entraver l’accès à l’aide humanitaire et la vie quotidienne. » Plus de 800 Palestiniens, dont de nombreux civils, ont été tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza depuis la fin supposée des hostilités en octobre 2025, sur un total dépassant les 72 000 depuis octobre 2023. Cinq soldats sont morts dans des combats dans l’enclave en sept mois. Il vous reste 59.34% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.