La signature, le 17 juin, du cessez-le-feu auquel sont parvenus le président américain Donald Trump et le régime iranien ouvre une phase particulièrement délicate de négociations concernant leur principal contentieux : le programme nucléaire de Téhéran. C’est seulement à l’issue de ces pourparlers, et à condition qu’ils aboutissent à un accord, que ce dernier pourra être comparé au compromis obtenu en 2015. Donald Trump, qui l’avait déchiré en 2018, durant son premier mandat, l’a invariablement présenté comme le pire jamais endossé par les Etats-Unis. Le contenu, lapidaire, de l’accord de cessez-le-feu montre pourtant que le point de départ de ces nouvelles tractations est très nettement favorable à l’Iran.

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Négocié entre Washington et Téhéran sans que le troisième protagoniste de la guerre, Israël, n’ait son mot à dire, cet accord traduit tout d’abord la volonté du régime iranien d’y inclure le sort du Liban, mentionné à trois reprises au premier des 14 points du texte. La capacité du régime iranien à contrôler le Hezbollah va être autant mise à l’épreuve que celle du président américain à se faire obéir par son allié israélien.