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Publié le 17 juin 2026 à 21:11. / Modifié le 17 juin 2026 à 21:11.

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Genève s’est querellée et a beaucoup râlé, Berne a compté ses sous et les anti-G7 ont bruyamment fait savoir leur désaccord, parfois violemment, avec un cénacle qui représente, à leurs yeux, les maîtres d’un monde de plus en plus inégal. La réunion d’Evian, qui s’est achevée mercredi, n’en a pas moins été un succès. Un engagement a été pris pour réduire la dette et soutenir l’aide publique au développement, alors qu’elle est partout remise en question sous l’influence de Washington. Dans un monde de plus en plus incertain, cette réussite est à saluer.Genève a limité les dégâts et s’offre une visibilité internationale bienvenue en période de doutes et de coupes. La Suisse a fait le plein de rencontres diplomatiques, fort utiles pour ses négociations commerciales alors que son isolement devient préoccupant. Quant au G7, il apparaît aujourd’hui davantage comme un contrepoids aux Etats-Unis pour maintenir un système multilatéral en vie que comme un vecteur de domination, puisqu’il associe plusieurs pays majeurs du Sud, le Brésil et l’Inde en tête. On regrettera le manque d’engagements concrets. Mais à l’heure de la destruction du droit, cette volonté de coopération tranche.