Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Planète Planète Planète Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur Canicules et vagues de chaleur La ville de 45 000 habitants, installée dans la plaine au pied des Cévennes, a enregistré mercredi une température de près de 36 °C. Si certains travailleurs arrivent à adapter leurs horaires pour éviter les fortes chaleurs, d’autres n’y échappent pas. Article réservé aux abonnés « Chèvre-chorizo » ou « savoyard », le rayon des paninis s’ennuie. Alors que l’heure du déjeuner avance, ces pains garnis à réchauffer restent alignés derrière leur vitrine réfrigérée, tandis que les sandwichs aux légumes frais sont en bonne partie vendus. A La Mie Câline, une enseigne de boulangerie-snack de la rue Saint-Vincent à Alès (Gard), les clients adaptent leur menu aux 36 °C qui accablent la ville ce mercredi. Derrière la caisse, à côté de la machine à expresso, un ventilateur tourne à plein régime, brassant l’air qui s’engouffre de l’extérieur par les trois baies, grandes ouvertes de 7 heures à 20 heures. « C’est l’esprit du lieu, résume la responsable du magasin, Marielle Rourissol, en parlant de cette ouverture sur la ville. Mais le revers de la médaille, c’est qu’il fait 42 °C dedans quand il fait 35 °C dehors ». Car évidemment, pas de pain sans four… Dans cette boutique, impossible à climatiser à cause de sa configuration, la jeune patronne a installé cinq ventilateurs pour améliorer les conditions de travail des vendeurs, et mis de l’eau très fraîche à leur disposition. « Cet après-midi, ils auront des brumisateurs en plus. Je sais qu’il fait bien chaud, mais je ne sais pas ce que je pourrais faire de plus… A part leur proposer un petit tour de temps à autre dans la chambre froide. Mais bon, elle est quand même à – 22 °C », explique la jeune femme de 32 ans, installée depuis trois ans en centre-ville. De ses heures matinales, durant lesquelles les trois fours chauffent à 230 °C, elle oublie d’en parler. « C’est le métier !, résume-t-elle, un brin fataliste. Les pains, viennoiseries et pâtisseries sont cuits dès 4 h 30, quand j’arrive. Et même s’il fait frais dehors, je n’ouvre pas, tant que je suis seule dans le magasin, pour des raisons de sécurité. Alors évidemment, on dépasse largement les 35 °C durant ces heures-là. Il y en a qui paient pour aller au sauna. Moi pas ! » « Ça se complique quand même quand on atteint les 40 degrés. C’est arrivé en 2025 et ça va recommencer cet été, il ne faut pas se leurrer… », rappelle l’Alésienne, dont l’une des tours de présentation réfrigérées a rendu l’âme face à l’effort à fournir. Il vous reste 57.9% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.