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ReportageDès le mois de mai, les températures ont atteint les 36 °C à l’intérieur des terres et des plaines varoises. Depuis, les périodes d’accalmie ont été aussi rares que brèves. Une persistance qui pousse la population à bout.
Lundi 10 août, après plusieurs semaines d’alerte canicule quasiment ininterrompues dans le département, Var-Matin publiait un appel à témoins : « Vous envisagez de déménager de la Côte d’Azur à cause des fortes chaleurs ? Racontez-nous. » Une centaine de lecteurs ont alors écrit à leur quotidien pour raconter leurs vies rétrécies par la canicule, ainsi que leur envie de fuir « l’air suffocant » et « les incendies trop nombreux » du territoire. « Ce n’est pas une vie », écrivait ainsi un locataire de Toulon.
La chaleur s’est installée anormalement tôt cette année dans la région. Dès le mois de mai, les températures ont atteint les 36 °C à l’intérieur des terres et des plaines varoises, soit 11 °C au-dessus des normales de saison. Depuis, les périodes d’accalmie ont été aussi rares que brèves. Sur les petites routes du Haut-Var, connues normalement pour leur végétation abondante même en été, les plantes jaunissent sous la chaleur écrasante. L’été suffocant, doublé de la menace incendie, semble avoir confiné certains espaces du territoire.







