Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Livres Livres Livres Culture Culture Culture Le célèbre écrivain napolitain a dû renoncer à ouvrir, le 13 juin, le Festival littéraire de Salerne, après un entretien au journal israélien « Israel Hayom » traduit, le 25 mai, par le quotidien « Il Foglio ». Article réservé aux abonnés Le drame de Gaza et la question de la Palestine ont gagné le monde italien des lettres. Alors que ces derniers mois ont mis en lumière la violence en Iran ou au Liban, l’un des écrivains italiens les plus renommés, Erri De Luca, a remis le conflit israélo-palestinien dans le débat public, suscitant une forte polémique. Le 25 mai, le quotidien libéral Il Foglio a repris les propos du poète et traducteur napolitain, tenus quelques jours plus tôt, à Jérusalem, lors d’un entretien avec le tabloïd Israel Hayom. Face aux critiques visant la politique de l’Etat hébreu, Erri De Luca s’y revendique « sioniste » et affirme qu’il ne saurait y avoir de génocide de la population palestinienne. « Ce qui s’est passé à Gaza, c’est une guerre brutale et moderne, où le nombre de victimes civiles est énorme et effroyable, explique-t-il, nous l’avons vu à Mossoul [Irak], à Rakka [Syrie] et à Marioupol [Ukraine]. C’est la conséquence inévitable du fait de combattre un ennemi qui se retranche parmi ses propres civils. C’est terrible, mais ce n’est pas un génocide. » Pour l’écrivain, si Israël avait vraiment voulu exterminer les Gazaouis, il aurait pu le faire, et ne les aurait pas déplacés d’un endroit à un autre dans l’enclave palestinienne. Des propos qui ont suscité la stupéfaction dans une Italie qui a manifesté en masse, à l’automne 2025, contre les massacres de l’armée israélienne à Gaza, et dont l’opinion publique reste culturellement marquée par le pacifisme. Signe de cette défiance, ce sondage de l’institut Youtrend, au mois d’avril, qui montrait que seulement 11 % des Italiens considéraient Israël comme un pays « allié ». Quelques jours après l’incendie provoqué par ses propos, Erri De Luca a tenté d’éteindre le feu par un long post publié sur Facebook. Expliquant s’être exprimé de façon maladroite, il a tenu à affirmer qu’aujourd’hui « le sionisme coïncide avec le gouvernement de la pire droite israélienne ». Il vous reste 69.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.