Depuis plus d'une décennie, l'Union européenne (UE) s'appuie sur des partenariats extérieurs pour renforcer le renvoi des migrants qui n'ont pas le droit de séjourner en Europe. Elle a progressivement mis en place un réseau étendu d'instruments de financement, de projets et d'accords bilatéraux afin d'inciter les pays d'Afrique et du Moyen-Orient à coopérer dans le cadre de ses efforts de retour des migrants vers leur pays d'origine.
Ses politiques ont notamment comporté des mesures incitatives, telles que le Fonds fiduciaire d'urgence de l'Union européenne pour l'Afrique, la Facilité pour les réfugiés en Turquie et l’Instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale (IVCDCI – Europe dans le monde).
Des milliards d'euros ont été consacrés à des projets liés à la migration.
Les incitations ont été accompagnées de mesures coercitives. L’UE utilise le code des visas révisé (article 25 bis) comme levier, permettant à la Commission européenne d’imposer des restrictions en matière de visas aux pays qui ne coopèrent pas.
Parallèlement à ce levier financier et diplomatique, l’UE a investi massivement dans des infrastructures de contrôle afin d’augmenter le nombre de renvois. Ces investissements comprennent notamment des équipements frontaliers, des bases de données biométriques, des centres de détention et un soutien opérationnel par l’intermédiaire de Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.












