Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Disparitions Disparitions Disparitions Histoire Histoire Histoire Par ses recherches sur les procès de l’Inquisition dans l’Europe des XVᵉ et XVIᵉ siècles, il avait amorcé un bouleversement profond de la science historique. Il s’est éteint le 17 juin à l’âge de 87 ans. Article réservé aux abonnés Le grand historien italien Carlo Ginzburg est mort mercredi 17 juin à Bologne (Italie), à l’âge de 87 ans. Né le 15 avril 1939 à Turin, il a grandi dans un milieu lettré et engagé. Sa mère est la romancière Natalia Ginzburg (née Levi, 1916-1991), première traductrice de l’œuvre de Marcel Proust (1871-1922) en italien. Son père, Leone Ginzburg (1909-1944), est issu d’une famille juive d’Odessa émigrée en Italie. Journaliste et professeur de littérature russe, il cofonde en 1933, avec Giulio Einaudi (1912-1999), ce qui deviendra l’une des principales maisons d’éditions italiennes, Einaudi. En 1940, ses activités antifascistes lui valent d’être condamné à l’exil dans un village des Abruzzes. En 1943, Leone Ginzburg est arrêté par la Gestapo. Il meurt sous la torture en février 1944, dans la prison romaine de Regina-Cœli. Le jeune Carlo n’a pas encore fêté ses 5 ans. Ginzburg évoquera souvent l’importance de cette confrontation précoce à la violence politique dans son intérêt pour la marginalité, la persécution et le point de vue des victimes, qui sont des thèmes structurants de son œuvre. De sa fréquentation intense de la littérature dans l’enfance, il dira qu’elle a nourri son « imagination morale », le désir d’épouser le point de vue d’un personnage, de regarder le monde à travers une incarnation singulière. Il vous reste 87.82% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
L’Italien Carlo Ginzburg, figure fondatrice de la microhistoire, est mort
Par ses recherches sur les procès de l’Inquisition dans l’Europe des XVᵉ et XVIᵉ siècles, il avait amorcé un bouleversement profond de la science historique. Il s’est éteint le 17 juin à l’âge de 87 ans.










