Publié le 17 juin 2026 à 12:23. / Modifié le 17 juin 2026 à 12:30.
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L’historien italien Carlo Ginzburg, spécialiste réputé de la microhistoire et du Moyen-Age, est décédé dans la nuit de mardi à mercredi à l’âge de 87 ans, a appris l’AFP auprès du centre culturel Polo del '900 de Turin. Sa fille, l’écrivaine, philosophe et traductrice Lisa Ginzburg, a posté mardi matin sur Instagram une photo de son père et d’elle accompagnée du message «Ciao papà mio» («Au revoir mon papa»).«Avec Carlo Ginzburg disparaît l’une des figures les plus brillantes de la pensée critique italienne, qui a accompagné la vie de notre ville», a salué le maire de Bologne, Matteo Lepore, où vivait l’historien, selon des propos rapportés par l’agence de presse italienne Ansa.
Un expert de la culture populaire
Né le 15 avril 1939 à Turin, Carlo Ginzburg est le fils de Natalia Ginzburg (née Levi), romancière et traductrice (notamment de Proust en italien) et de Leone Ginzburg, professeur de littérature russe et militant antifasciste. Le centre culturel Polo del '900 conserve les archives de Leone Ginzburg.L’œuvre de Carlo Ginzburg, qui a contribué à mieux faire connaître la culture populaire, notamment sous la Renaissance, univers longtemps resté à l’écart de grands courants historiques, s’inscrit en partie dans le cadre de la microhistoire. Ce courant est né en réaction contre l’histoire quantitative, représentée en France par la célèbre École des Annales depuis les années 30.Italien de gauche, ce professeur à l’université de Bologne, à l’École normale supérieure de Pise et à l’université de Californie (UCLA, Los Angeles), était également l’auteur d’importants ouvrages théoriques sur la méthode historique.En 2022: «Néanmoins»: quand Carlo Ginzburg mène l’enquête










