Le nouveau projet de loi du gouvernement libéral sur l’eau des Premières Nations fera avancer le travail visant à remédier aux avis à long terme concernant l’eau potable.C’est ce qu’a assuré mardi la ministre des Services aux Autochtones, Mandy Gull-Masty, peu après le dépôt du texte à la Chambre des communes.« Nous avons l’opportunité de mettre en place un cadre législatif moderne et efficace pour de l’eau potable dans les Premières Nations, un cadre conclu avec elles », a souligné Mme Gull-Masty.Mais une cheffe qui a contribué à la rédaction d’une version antérieure du texte législatif a mis en garde que le libellé vague du projet de loi concernant le droit des Premières Nations à une eau potable de qualité ne fera qu’aggraver la situation des communautés.La ministre a expliqué aux journalistes sur la colline du Parlement que le projet de loi C-37 reconnaîtra la compétence des Premières Nations en matière d’eau sur leurs territoires.Elle a précisé que ce nouveau projet de loi s’accompagnait d’un financement de 4,6 milliards $ sur cinq ans et a qualifié cette somme d’engagement sans précédent en faveur de la protection de l’eau des Premières Nations.Ce n’est pas la première fois que les libéraux fédéraux proposent une législation sur la qualité de l’eau, mais c’est la première tentative du gouvernement du premier ministre Mark Carney pour s’attaquer à ce problème.Le projet de loi C-37 stipule que le gouvernement fédéral devra « œuvrer à la réalisation progressive du droit humain à l’eau potable sûre pour les individus sur les terres des Premières Nations, lequel est protégé par le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ».Le projet de loi précédent affirmait que « l’accès à l’eau potable sûre et propre conformément à la présente loi est un droit de la personne pour chaque individu sur les terres des Premières Nations ».Des réactions mitigéesLinda Debassige, cheffe du Grand Conseil de la Nation Anishinabek, qui a contribué à la rédaction de la version précédente du projet de loi, a expliqué que les communautés des Premières Nations en avaient assez de la « réalisation progressive » et souhaitaient simplement que le gouvernement fédéral reconnaisse leur droit à une eau propre.
Les libéraux déposent un projet de loi sur l’eau potable pour les Premières Nations
Le projet de loi C-37 reconnaîtra la compétence des Premières Nations en matière d’eau sur leurs territoires.









