Le Québec orientera sa diplomatie internationale sur un nouveau pôle : la défense de son intérêt national dans le monde. L’État québécois obéit désormais à une « logique d’affirmation » dans les affaires étrangères et « se réserve le droit » de se désolidariser des traités conclus par Ottawa s’il les juge « contraires à ses intérêts. »Dans un monde « imprévisible », le Québec croit que « nul ne défendra son intérêt national sur la scène internationale avec autant de conviction que lui-même ». La nouvelle politique étrangère présentée mardi par la première ministre Christine Fréchette martèle un principe cardinal : l’État parlera de sa propre voix partout où il sera dans son avantage de se faire entendre.Le Québec « parle à qui il veut, là où ses intérêts le justifient et sur toute question qui le concerne », stipule le document intitulé Un Québec fiable dans un monde en bouleversement. L’État défendra son intérêt directement avec ses partenaires internationaux, mais aussi au sein de l’appareil diplomatique canadien pour veiller à ce que la « politique étrangère du Canada reflète les intérêts québécois ».À défaut, le Québec s’autorise le droit de refuser la mise en œuvre de « tout traité pour lequel il juge insuffisante sa participation aux négociations ou la prise en compte de ses intérêts ».L’ombre de la Maison-Blanche et de la difficile révision de l’ACEUM plane sur la mise à jour de la politique diplomatique québécoise résolument tournée sur une quête d’autonomie par rapport aux États-Unis.« Les défis posés par la nouvelle posture américaine obligent le Québec à mettre à jour sa posture stratégique du monde », souligne le document. La politique internationale fait de la diversification des marchés une priorité qui concerne chacun des territoires couverts par le gouvernement québécois à l’étranger. »
La diplomatie du Québec se gouvernera autour de la défense de son intérêt national à l’étranger
Désormais, l’État québécois «se réserve le droit» de se désolidariser des traités conclus par Ottawa.






