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ReportageA Bitterfeld-Wolfen, l’AfD, qui dispose de 15 sièges sur 40 au conseil municipal, parvient à influencer les choix budgétaires et les orientations politiques de cette ville de 39 000 habitants au nom de la défense des services publics et de l’héritage de l’ex-RDA.

Malgré les touffes d’herbe qui poussent à travers ses marches en pierre, l’imposant palais de la culture, emblème de la défunte République démocratique allemande (RDA), dans l’ancienne ville industrielle et minière de Bitterfeld-Wolfen, en Saxe-Anhalt, a encore fière allure. Bâti en 1954 pour promouvoir l’utopie socialiste et la culture du travail auprès des ouvriers de la région, ce bâtiment néoclassique, fermé depuis 2016, est devenu un enjeu politique. Presque chaque semaine, des manifestations se tiennent sur le parvis pour demander la réouverture de ce lieu étroitement associé à l’identité et à l’histoire de cette ville de près de 39 000 habitants et située à 50 kilomètres au nord de Leipzig.

« C’est un symbole de la RDA, rappelle Armin Schenk, le maire (Union chrétienne-démocrate, CDU) de Bitterfeld-Wolfen. Ce bâtiment était un lieu social et communautaire où les travailleurs écrivaient des poèmes, peignaient, dansaient, pratiquaient des activités culturelles. Pour beaucoup de personnes âgées, ce lieu reste chargé d’émotions. »