Un animateur d’une école parisienne du 11e arrondissement, le premier jugé dans la capitale depuis la multiplication d’accusations pour agressions sexuelles, a été relaxé, mardi 16 juin, par le tribunal correctionnel, provoquant la colère des parents des enfants concernés.

« Il était prévenu des chefs d’agressions sexuelles sur mineures de [moins de] 15 ans, en leur touchant la poitrine, et de harcèlement sur mineures de [moins de] 15 ans, pour avoir, de façon répétée, tenu des propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste ayant porté atteinte à leur dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou ayant créé à leur encontre une situation intimidante, hostile ou offensante », a précisé le tribunal.

Selon l’accusation, Nicolas G., 47 ans, avait coutume de surnommer certaines fillettes, âgées de 9 à 10 ans, « la plus belle », « mon cœur », « la délicieuse », « mon chaton », « mon bébé d’amour », « mon trésor », ainsi que de leur imposer de longs câlins sans leur accord, de prendre l’une des élèves sur ses genoux ou de toucher la poitrine d’une autre. « Je te ferais des bisous partout si je pouvais », avait-il encore supposément lancé à l’une des élèves, tel que les enfants l’avaient rapporté à leurs parents. Il lui était également reproché d’avoir raconté des histoires de viol, en réalisant des gestes à connotation sexuelle, et d’avoir fait dessiner des dessins mangas de femmes dénudées. L’agent avait été suspendu en octobre 2024 et placé sous contrôle judiciaire.