Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M Campus M Campus Études sup Études sup Études sup Les enseignants du parcours de master informatique et droit de l’université Paris-Est-Créteil ont publié l’intégralité de leur algorithme local afin de prouver que la transparence complète sur les critères de sélection des candidats est possible. Article réservé aux abonnés « Tout publier, tout justifier, tout rendre contestable » : c’est le mantra de quatre professeurs de droit et d’informatique de l’université Paris-Est-Créteil (UPEC) qui ont décidé de rendre transparents les critères de sélection que contient l’algorithme local qu’ils utilisent pour admettre ou éconduire chaque dossier de candidature. Depuis le 3 juin, sur la plateforme Mon master, quelque 8 000 formations sélectionnent et informent les candidats qui aspirent à les rejoindre. Du 19 au 25 juin, les déçus pourront déposer de nouvelles candidatures là où des places seront encore disponibles. Cette année, la plateforme a enregistré près de 280 000 dossiers, examinés dans le secret des jurys souverains, autrement dit « dans la plus grande opacité », selon Luc Pellissier et Noé Wagener, respectivement maître de conférences en informatique et professeur de droit public à l’université de Créteil. Avec Laurie Marguet (droit public) et Pierre Valarcher (informatique), ils forment la commission d’examen des vœux du parcours informatique et droit au sein du master droit du numérique. Un total de 725 étudiants ont postulé dans leur formation, qui offre 17 places. Mettre à plat les critères « Mon master fonctionne en mode quasi industriel », témoigne Noé Wagener. Les questions que se posent les candidats restent bien souvent sans réponse. « “Pourquoi cette décision ?” ; “Comment a été calculé mon score ?” ; “Sur quels arguments puis-je former un recours ?”, illustre-t-il. Notre objectif est d’améliorer la qualité de la sélection et de mettre à plat nos critères pour que nous en devenions véritablement redevables. » Dans son rapport publié en avril, le comité éthique et scientifique de Mon master avait incité les masters de droit, très prisés, à revoir leur façon d’analyser les candidatures. Il suggérait de « mieux spécifier les compétences exigées et de mieux, et au plus vite, les évaluer ». Car la pression pour intégrer ces formations ne se dément pas : en droit, chaque place suscite en moyenne 20 candidatures. Il vous reste 63.26% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.