Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Argent & Placements Argent & Placements Argent & Placements Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Banques / Finance / Assurance Grâce à des tarifs plus faibles que ceux des réseaux historiques, les établissements numériques séduisent de plus en plus de clients, notamment les jeunes. Le marché se fragmente alors au profit de ces nouveaux venus. Article réservé aux abonnés Un véritable raz de marée : 2,5 millions de clients ont ouvert un compte chez Revolut France en 2025, tandis que 1,9 million a fait de même chez BoursoBank. Les particuliers à la recherche d’une banque 100 % numérique ont désormais le choix entre une dizaine d’établissements dont ces deux mastodontes, mais aussi BforBank, Bunq, Fortuneo, Hello Bank !, Monabanq, N26, Nickel, Sumeria ou encore Trade Republic. « La France est le deuxième marché de Revolut dans le monde après le Royaume-Uni, avec bientôt près de huit millions de clients et celui dans lequel la croissance est la plus forte », annonce fièrement Béatrice Cossa-Dumurgier, directrice générale pour l’Europe de l’Ouest de la banque comptant 75 millions de clients dans le monde. Comment choisir sa banque en ligne ? Ces établissements partagent un avantage incontestable : leurs tarifs sont très faibles par rapport à ceux des réseaux historiques. Tous les acteurs à l’exception de Monabanq et de Nickel proposent même une carte bancaire d’entrée de gamme gratuite, néanmoins souvent assortie de conditions d’utilisation. En l’absence d’un réseau d’agences à financer, les banques en ligne et autres néobanques – elles n’ont pas toujours de licence bancaire – cassent les prix pour séduire. « Le concept de banque principale disparaît peu à peu : les clients ne quittent pas forcément leur banque de réseau historique, mais ils ouvrent en plus un compte chez des acteurs en ligne et déplacent une partie de leurs usages ailleurs », explique Ada Di Marzo, associée senior chez Bain & Company, responsable des services financiers pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. Une étude de ce cabinet de conseil estime qu’en cinq ans la part de produits détenus par un client dans sa banque principale est passée de 78 % à 64 %. « C’est bien la preuve de la fragmentation du marché. Ce phénomène bénéficie principalement aux acteurs en ligne puisque 55 % des dix millions d’ouvertures de comptes bancaires en 2025 ont été réalisées chez eux », ajoute Mme Di Marzo. Il vous reste 67.58% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.