Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Culture Culture Culture Dans ma bulle Dans ma bulle Dans ma bulle L’auteur a ouvert jeudi 11 juin un fonds consacré à son œuvre dans le quartier du Marais, à Paris. Les planches originales, dessins, peintures, sculptures et films exposés mettent en valeur un travail protéiforme, en perpétuelle évolution. Article réservé aux abonnés Les ouvriers s’affairent au rez-de-chaussée du 22 de la rue Charlot, en plein cœur du Marais, à Paris, vendredi 5 juin. La sculpture qui accueillera, quelques jours plus tard, les visiteurs du tout nouveau Fonds Enki Bilal n’a pas encore été livrée, et le hall est pour l’instant occupé par la bibliothèque en bois, posée à l’horizontale. Lorsque l’auteur de bande dessinée déambule dans la poussière des travaux, relevant, çà et là, un nom manquant sur un cartel, sa voix est couverte par le bruit tonitruant de la perceuse. Une bande-son parfaitement raccord avec les planches exposées qui esquissent, chacune à leur manière, une certaine esthétique du chaos. Rares sont les auteurs de BD à bénéficier, de leur vivant, d’un espace permanent consacré à leurs œuvres. « Je ne suis pas du tout à l’origine de l’idée, nous assure-t-il d’emblée, renvoyant sa paternité à Jean-Baptiste Barbier, galeriste spécialisé dans le neuvième art. Je ne voulais certainement pas d’un musée. Une fondation, ça ne me disait rien non plus. Un fonds, pourquoi pas, surtout si ça pouvait être un lieu de rencontre avec d’autres artistes et que cela devienne un lieu de transmission… » Qu’importe le nom : l’endroit reste exceptionnel. Mais Enki Bilal n’est-il pas, dans l’univers de la bande dessinée, un cas à part ? Il vous reste 82.88% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.