Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Politique Politique Politique La Réunion La Réunion La Réunion Les sénateurs examineront, mardi 16 juin, un texte prévoyant notamment l’ouverture d’un droit à réparation sous forme d’allocation forfaitaire. Les victimes attendent également le pardon de l’Etat. Article réservé aux abonnés « Vous voyez, même à mon âge, des années après, cela me fait pleurer. Et je n’ai pas été parmi ceux qui ont été le plus maltraités. » Au téléphone, Inel Annette, gêné, s’excuse sincèrement de se « laisser emporter par l’émotion ». « J’ai longtemps caché tout ça en moi, car j’avais honte et je me sentais coupable », explique cet ancien directeur général des services de plusieurs communes, âgé de 70 ans, installé à Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime). Figurant parmi les 2 015 petits Réunionnais recensés, lui et trois de ses sœurs ont été arrachés à leur famille par les services de la direction départementale des affaires sanitaires et sociales. « C’était le 7 juillet 1965 et j’avais 9 ans, se souvient-il avec une précision qui marque sa souffrance toujours vive. J’entends encore ma mère hurler à l’aéroport : “On me vole mes enfants.” Ces paroles me hantent. » Il vous reste 89.19% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Au Sénat, une proposition de loi de réparation pour les « enfants de la Creuse », ces jeunes mineurs de La Réunion déplacés de force il y a soixante ans
Les sénateurs examineront, mardi 16 juin, un texte prévoyant notamment l’ouverture d’un droit à réparation sous forme d’allocation forfaitaire. Les victimes attendent également le pardon de l’Etat.
Le Sénat examine mardi une loi accordant réparation forfaitaire aux 2 015 enfants réunionnais enlevés en 1965 par l'État français. Les victimes attendent aussi les excuses formelles de l'État après décennies de silence sur ce trauma institutionnel.







