Oui, Didier Deschamps s'en va, mais la relève du coaching tricolore est déjà assurée sur la scène internationale. Pour la première fois de l'histoire de la Coupe du monde, pas moins de cinq sélections sont dirigées par des entraîneurs français : notre "DD" national donc, Sébastien Migné (Haïti), Sabri Lamouchi (Tunisie), Sébastien Desabre (République démocratique du Congo) et Rudi Garcia, qui fait son entrée en lice avec la Belgique face à l'Égypte, lundi 15 juin à Seattle. On peut même ajouter à cette liste Emerse Faé (Côte d'Ivoire), qui a représenté les Éléphants durant sa carrière de joueur, mais possède la double nationalité.
Sans le départ précipité de Hervé Renard de l'Arabie saoudite en mars, la France aurait même envoyé plus de sélectionneurs que l'Argentine (6), devant l'Espagne (4), l'Italie et l'Allemagne (3).
Si ce record battu - quatre représentants tricolores sur les bancs en 1998 avant cela - s'explique en partie par l'expansion inédite du tournoi à 48 équipes, le constat a de quoi étonner quand on compare avec le faible nombre de tacticiens français engagés par des clubs des quatre grands championnats étrangers (Angleterre, Allemagne, Italie, Espagne). En attendant la signature attendue de Pierre Sage à Crystal Palace, il n'y a que Régis Le Bris (Sunderland) en poste sur 78 équipes. Mais alors pourquoi autant de fédérations se penchent sur des profils de Frenchies ?










