Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement M le mag M le mag La première fois que « Le Monde » a écrit... La première fois que « Le Monde » a écrit... La première fois que « Le Monde » a écrit... Chronique Olivier Faye Le sélectionneur de l’équipe de France de football participe à son dernier événement avec la Coupe du monde 2026, après quatorze ans passés à ce poste. Le quotidien du soir mentionne son nom pour la première fois le 8 novembre 1985, alors qu’il n’est encore qu’un « inconnu ou presque » au sein de son club formateur du FC Nantes. Publié aujourd’hui à 05h30 Temps de Lecture 4 min. Article réservé aux abonnés C’est sa dernière séance. Didier Deschamps débute, le 16 juin, sa tournée d’adieu comme sélectionneur de l’équipe de France de football avec un match contre le Sénégal, première rencontre des Bleus à la Coupe du monde 2026 organisée aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique. Que ceux-ci deviennent champions du monde ou qu’ils soient sortis dès le premier tour, « La Dèche », 57 ans, quittera ses fonctions à l’issue de la compétition. La fin de quatorze ans de règne pour un homme qui a aspiré, tout au long de sa carrière, à endosser le rôle de chef. Lorsque son nom apparaît pour la première fois dans Le Monde, le 8 novembre 1985, le natif de Bayonne n’est qu’un joueur parmi d’autres dans une liste d’« inconnus ou presque que le public découvre à l’occasion du parcours européen » du FC Nantes, son club formateur. Le journaliste Jean-Jacques Bozonnet, qui signe l’article, ne s’attarde pas sur son cas, préférant jeter la lumière sur son coéquipier, Fabien Debotté, « déniché à Alençon » et qui ne passera pas à la postérité footballistique. Didier Deschamps devient un pilier de l’équipe de France. Il est « le petit patron », selon le surnom attribué par Jérôme Fenoglio dans un portrait publié le 18 juin 1992. Sur la pelouse, ses « courtes jambes (…) patrouillent en tout sens » et s’acquittent des ingrates tâches défensives, rapporte le journaliste. Le jeune milieu de terrain de 23 ans « se sent l’âme d’un capitaine ». « A défaut du charisme, il possède une autorité que sa personnalité lisse de bachelier bien élevé, sa voix douce et régulière ne laissent pas supposer. Sur le terrain, il dirige déjà la manœuvre, il place, il encourage de la voix et du geste », remarque Jérôme Fenoglio. Il vous reste 74.2% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.