Au centre de commandement d’une unité de drones ukrainiens, où les soldats utilisent le système Delta, intégrant un logiciel de détection de cibles avec l’aide de l’intelligence artificielle. Dans l’oblast de Dnipro (Ukraine), le 15 mai 2026. JEDRZEJ NOWICKI POUR « LE MONDE »
Alors que les principaux responsables de la tech mondiale figurent parmi les invités d’honneur du G7, qui se tient à Evian, sur les rives du lac Léman, du lundi 15 au mercredi 17 juin, les Nations unies organisent non loin de là, à Genève, trois jours de consultation aux mêmes dates sur un dossier aux contours embryonnaires : l’encadrement des usages de l’intelligence artificielle à des fins militaires. Un hasard du calendrier dont beaucoup espèrent qu’il sera l’occasion d’avancées en la matière, souvent parues illusoires jusqu’à présent.
Qu’il s’agisse de Sam Altman, le PDG d’Open AI, ou de Dario Amodei, le patron d’Anthropic, ou encore d’Arthur Mensch, à la tête de la licorne française Mistral AI, leur présence au G7 recouvre des enjeux très vastes. Mais elle a lieu dans un contexte de remous et d’ambivalences de plus en plus marqués au sein des grands acteurs de l’IA, notamment sur les risques que cette technologie fait peser sur la sécurité et la défense nationales des Etats.













