Les internautes qui se connectent sur la plateforme "Classés sans suite", peuvent venir témoigner "même si elles n'ont pas déposé plainte" alors "qu'elles ont été victimes".

Publié le 14/06/2026 20:08

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Une manifestation le 8 juin 2026 à Bordeaux contre les violences sexuelles à l'égard des enfants après la mort de la petite Lyhanna dans le Gers (PHILIPPE LOPEZ / AFP)

"On est à plus de 4 200 témoignages, à plus de 120 000 personnes qui se sont rendues sur la plateforme, il y a beaucoup de personnes qui se sentent concernées", réagit dimanche 14 juin sur franceinfo Eve Simonet, réalisatrice, et créatrice de la plateforme "Classés sans suite", en pleine affaire Lyhanna. "C'est aussi pour montrer le caractère hyper massif mais aussi systémique des violences" sexuelles et sexistes, étaye-t-elle. "Et c'est pour ça qu'en plus des signalements, on a compilé" toutes les informations "sur une carte interactive de France où on peut voir par ville le nombre de signalements et ce qui s'est passé".