Temps de Lecture 8 min.
Article réservé aux abonnés
Entretien« Je ne serais pas arrivé là si… » Chaque semaine, « Le Monde » interroge une personnalité sur un moment décisif de son existence. L’ancien footballeur revient sur l’importance de sa grand-mère dans sa vie d’enfant de divorcés.
Dans les rues d’Arcachon (Gironde), où il vit, Jean-Pierre Papin, 62 ans, peut difficilement faire 10 mètres sans être interpellé. « J’accepte tous les autographes et tous les selfies. Je me considère comme quelqu’un de sympa », confie-t-il devant un buddha bowl et un verre de bordeaux. Ballon d’or 1991, le célèbre « JPP » – ou « P.A.P.1 », immortalisé par les Guignols – partage son temps entre des conférences sur la performance et l’association Neuf de cœur, qu’il a créée après la naissance de sa fille, déficiente mentale.
Si j’avais pu devenir vétérinaire… J’étais passionné par le foot. Mon père avait été joueur professionnel, à Boulogne-sur-Mer [Pas-de-Calais], avant de reprendre la poissonnerie familiale avec ma mère. Elle allait le voir jouer en me promenant en poussette. L’effusion des tribunes a-t-elle eu une influence sur moi ? Je n’en sais rien. J’avais très peu de jouets à la maison, mais j’avais des ballons. Dans la cour de récré, nous tapions dans une boule de papier enroulée de scotch, avec laquelle je jonglais également. A chaque rentrée scolaire, il y avait cette fiche de renseignements à remplir où on vous demande ce que vous voulez faire plus tard. Je répondais invariablement vétérinaire ou footballeur. Mais comme je n’étais pas bon en maths, devenir véto restait un vœu pieux. Ce fut donc footballeur.













