Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Économie Économie Économie Matières premières Matières premières Matières premières Chronique Laurence Girard Journaliste au service Economie A partir du dimanche 14 juin, tous les miels vendus en Europe devront afficher un étiquetage clair et précis de leur origine, à la grande satisfaction des apiculteurs français, observe Laurence Girard, journaliste au service Economie du « Monde ». Publié aujourd’hui à 12h40 Temps de Lecture 1 min. Article réservé aux abonnés Les amateurs de miel qui butinent dans les rayons des supermarchés ont l’impression de voyager dans les ruchers du monde entier. Origine Bulgarie, Roumanie, Ukraine, Argentine, Mexique, Espagne, et parfois – mais très rarement – France : pas de doute, le marché du miel est international. Mais le consommateur est de mieux en mieux informé des multiples trajets du produit gourmand très souvent importé et mélangé. Il le sera encore plus à partir du dimanche 14 juin, avec l’entrée en application de la directive européenne dite « du petit déjeuner ». Opération transparence au rayon miel. En effet, à la suite de cette directive, tous les miels vendus en France et en Europe devront afficher un étiquetage clair et précis de leur origine. Le nouveau cadre réglementaire impose désormais la mention de l’ensemble des pays de récolte, présentés par ordre décroissant de poids, avec le pourcentage correspondant à chaque origine. Les apiculteurs français avaient bataillé pour que la mention des pays d’origine soit obligatoire pour les miels conditionnés en France. Auparavant, seule la mention, très elliptique, « UE » ou « non UE » était en vigueur. L’obligation d’être plus explicite avait été votée dans le cadre de la loi EGalim (issue des Etats généraux de l’alimentation) adoptée en 2018. Retoquée une première fois pour vice de forme, elle est réapparue dans le cadre de la loi relative à la transparence de l’information sur les produits agricoles et alimentaires, promulguée en juin 2020. Mais le décret tardait à être publié. Finalement, le gouvernement l’a promulgué sous l’aiguillon des apiculteurs et la réglementation l’impose en France depuis 2022. L’obligation s’élargit maintenant à l’échelon européen. Il vous reste 40.44% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.