Jean-Michel Aulas, lors de son premier meeting de campagne après l’annonce officielle de sa candidature à l’élection municipale, à Lyon, le 26 septembre 2025. OLIVIER CHASSIGNOLE/AFP

La présidente de la Métropole de Lyon, Véronique Sarselli (LR), a annoncé, samedi 13 juin, qu’elle retirait temporairement les délégations de Jean-Michel Aulas et de deux autres élus, après une plainte pour viol contre un ancien conseiller de ce dernier.

Dans un entretien au Progrès, Mme Sarselli explique devoir « garantir l’exemplarité et le fonctionnement de l’institution métropolitaine qui est plongée en plein malaise » et affirme avoir pris sa décision « en parfait accord » avec l’ex-patron de l’Olympique lyonnais. « La loi ne me permet pas (…) de les [contraindre à] démissionner et je n’en ai jamais eu la volonté », précise-t-elle au sujet de M. Aulas et de deux membres du groupe communautaire Grand Cœur lyonnais, Laure Cédat et Emmanuel Imberton.

Sollicités par l’Agence France-Presse (AFP), M. Aulas et Mme Cédat n’ont pas donné suite dans l’immédiat.

Elue en mars à la présidence de la collectivité où elle a succédé à l’écologiste Bruno Bernard, Mme Sarselli avait réclamé jeudi, au lendemain de la révélation de cette affaire dans la presse, la mise en retrait des trois élus de leurs fonctions représentatives. Cet appel avait été rejeté par M. Aulas, premier vice-président de la métropole depuis mars en vertu de son alliance électorale avec Mme Sarselli.