Publié le 13 juin 2026 à 12:46. / Modifié le 13 juin 2026 à 12:49.

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Un petit écriteau rappelle qu’ici même, il y avait une écurie qui pouvait abriter 36 chevaux. «L’hygiène et le confort étaient des préoccupations permanentes qui assuraient la bonne santé des étalons», est-il indiqué. Nous sommes dans l’ancien Haras d’Annecy, au cœur de la préfecture de Haute-Savoie. Il a été construit en 1880, a fermé en 2005 et été inscrit en 2007 comme monument historique. Après sept années d’un chantier qu’Antoine Armand, le maire d’Annecy, a qualifié de «pharaonique», va ouvrir ici-même le 19 juin la Cité internationale du cinéma d’animation (CITIA).Pour rappel, Annecy accueille depuis 1960 le plus grand festival du film d’animation au monde. L’édition 2026 se tiendra du 21 au 27 juin. 140 000 spectateurs sont attendus et 15 000 professionnels venant d’une centaine de pays sont invités. «C’est le troisième festival de cinéma après Cannes et Berlin», avance Martial Saddier, le président du conseil départemental de Haute-Savoie. Nouveauté: si les projections auront lieu comme tous les ans à l’espace Bonlieu et en extérieur sur le Pâquier, certaines auront pour cadre la nouvelle Cité, qui a été dotée d’une salle modulable de 332 places, financée par le département, qui en est le propriétaire, à hauteur de 19 millions d’euros.Le coût total de la réhabilitation de la Cité se monte à 55 millions d’euros, porté essentiellement par la ville d’Annecy. Outre la salle de projection, le nouvel espace de 2,7 hectares qui sera ouvert au public comprend un musée, deux salles d’exposition temporaire, une résidence d’artiste, un vaste parc arboré et une halle dédiée à la gastronomie locale. La Cité propose aussi des ateliers pour apprendre à faire de l’animation. «Grâce à ce lieu permanent, Annecy va s’inscrire tout au long de l’année comme le rendez-vous mondial incontournable du film d’animation», insiste Dominique Puthod, président de CITIA, l’établissement public qui organise le festival.