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EnquêteDes centaines de combattants d’origine étrangère détenus en captivité en Ukraine se retrouvent dans les limbes juridiques, alors que Moscou ne souhaite pas les inclure dans les échanges de prisonniers.

Quand ils s’engagent dans l’armée russe pour combattre en Ukraine, les étrangers s’imaginent jouer à quitte ou double. Un passeport russe assorti d’une prime alléchante ou la mort. Mais il existe une troisième voie moins connue, dans laquelle quelques centaines de combattants étrangers ont échoué bien malgré eux : l’impasse des prisons ukrainiennes.

Dans l’ouest de l’Ukraine, derrière des murs anonymes, se trouve l’un des centres où sont détenus des prisonniers de guerre. Une petite église, un espace de prière réservé aux musulmans, quelques bâtiments aux façades ternes. Le décor est des plus austères. Seul un mur couvert de portraits de personnalités ukrainiennes – figures politiques, écrivains, poètes – apporte une touche de couleur à cet univers grisâtre.