Danil Arkhipov, à Paris, le 18 mars 2025. LEONID STEIN POUR « LE MONDE »
Soldats russes en Ukraine, ils ont fui le champ de bataille. Ilia Veitsler, 22 ans, et Danil Arkhipov, 24 ans, figurent parmi les quelques dizaines de déserteurs qui ont trouvé refuge en Europe. « Si Poutine gagne cette guerre, il aura carte blanche pour de nouvelles offensives. Il faut le stopper ! C’est aussi pour cela que j’ai déserté », explique Danil, ton déterminé mais œil hagard, autour d’un café, à Paris. « Sur le front, j’ai compris que cette invasion de l’Ukraine était un crime contre l’humanité, contre un peuple frère, alors j’ai refusé d’y participer », confie avec le même sang-froid Ilia, rencontré avec son épouse à Metz, après leur fuite à travers l’Europe.
Malgré les risques encourus, Ilia et Danil témoignent à visage découvert. Rendre publique leur histoire est une délivrance psychologique. Recherchés par Moscou, ils espèrent aussi que cette publicité leur assurera une forme de sécurité. « Les agents des services spéciaux du Kremlin en Europe cibleront moins un déserteur connu qu’un déserteur caché », avancent les deux hommes.
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