Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement International International International Suisse Suisse Suisse Les citoyens helvétiques se prononcent dimanche 14 juin sur une initiative visant à empêcher que la population du pays atteigne 10 millions d’individus. En cas de oui, les relations avec l’Union européenne se compliqueraient. Article réservé aux abonnés Partout à travers le pays, les affiches ont essaimé, comme à chaque « votation populaire », ces consultations de démocratie directe qui scandent la vie politique helvétique à intervalles trimestriels. Parfois elles sont désopilantes, comme en novembre 2018, quand les Suisses avaient voté pour soutenir ou rejeter une initiative visant à accorder des subventions aux éleveurs décidant de préserver les cornes de leur bétail. Plus souvent, elles s’avèrent cruciales. Ainsi, dimanche 14 juin, le peuple suisse devra se prononcer sur une proposition radicale de frein à l’immigration. Le scrutin a valeur de laboratoire alors que, dans toute l’Europe et au-delà, la gestion des flux migratoires par les autorités figure en tête des préoccupations de l’opinion. Aucun autre pays au monde ne s’est jusqu’ici exprimé dans les urnes sur sa propre croissance démographique. Concrètement, l’initiative de l’Union démocratique du centre (UDC, extrême droite, premier parti du pays) exige du gouvernement fédéral qu’il bloque le droit d’asile et le regroupement familial dès le seuil des 9,5 millions habitants franchi. A partir de 10 millions d’habitants, Berne aurait l’obligation constitutionnelle de dénoncer l’accord de libre circulation avec l’Union européenne (UE), ce qui ferait tomber par effet domino l’ensemble des accords bilatéraux liant la Confédération à l’UE, ainsi que les dispositifs de sécurité Schengen et Dublin auxquels la Suisse participe. Il vous reste 76.15% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.