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ReportageLe gouvernement envisage de mettre un terme à ce dispositif expérimental, qui a pourtant permis à des locataires de communes où il est en place, telles Paris ou Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), d’obtenir une baisse salutaire des loyers, que la pénurie de logements fait grimper en flèche.

La résidence date des années 1970, le hall aux carreaux marron ouvre sur un jardin et, au troisième étage, la studette dispose d’un petit balcon. Alice (le prénom a été modifié), étudiante en master d’économie à Paris, a pris, faute de mieux, cet appartement situé près du cimetière du Père-Lachaise, en dépit de son loyer trop élevé : 940 euros mensuels hors charges pour 17 mètres carrés. Au terme d’un bras de fer avec son propriétaire, elle vient d’obtenir la révision à la baisse de la somme, à 760 euros, auprès d’une commission de conciliation, en vertu de l’encadrement des loyers en vigueur à Paris.

Penchée sur son contrat, Alice nous lit la justification du complément de loyer appliqué par son propriétaire pour dépasser le loyer encadré : « Une remise à neuf générale de l’appartement, équipements et mobiliers neufs, balcon terrasse, vue dégagée sur jardin et sans bruit. » Une souplesse existe en effet lorsque le logement dispose de caractéristiques luxueuses ou rares, mais l’appartement de l’étudiante de 22 ans n’en présente aucune.