Publié le 03/06/2026 11:17

Mis à jour le 03/06/2026 11:17

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L'encadrement des loyers sera-t-il bientôt de l'histoire ancienne ? En place dans 70 villes françaises depuis 2019, il est plébiscité par les locataires, mais contesté par les propriétaires. Ce dispositif, qui vise à plafonner le prix d'un loyer en fonction du quartier et de sa surface, pourrait prendre fin à l'automne prochain, à la suite d'un rapport qui présente des résultats mitigés. Le ministre du Logement et le maire de Paris doivent en discuter ce mercredi 3 juin.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.L'encadrement des loyers, un dispositif qui a avant tout bénéficié aux locataires. Mais cette mesure expérimentale pourrait prochainement s'arrêter. Selon un rapport indépendant, grâce à cet encadrement, l'inflation des loyers a ralenti de 2 à 4 % en moyenne les premières années. Pour les locataires, cela représente un gain de 500 à 800 euros par an. "Redonner du pouvoir d'achat aux locataires, c'est vraiment vital aujourd'hui. Il est urgent de légiférer pour la prolonger", souligne Boris Tavernier, député (Ecologiste et Social) du Rhône.Mais selon ce rapport, dans les 70 agglomérations où les loyers sont encadrés, l'impact de la mesure est très hétérogène. Exemple : le dispositif bénéficie au ménage modeste en Seine-Saint-Denis mais profite davantage à des locataires aisés à Paris. Autre enseignement, l'encadrement aurait des effets négatifs sur l'offre de logement. Sur le long terme, le nombre d'annonces locatives baisse dans certains territoires."Le bilan qu'on pourrait dresser, c'est que ce n'est pas une baguette magique. C'est un dispositif très imparfait. Il est susceptible de perturber à moyen terme fortement le marché du logement et que ses effets redistributifs ne sont pas très bien ciblés. Il ne faut pas que l'encadrement des loyers soit un outil qui fasse oublier qu'il faut véritablement prendre des réformes structurelles pour améliorer le marché du logement", pointe Guillaume Chapelle, économiste et coauteur du rapport sur l'encadrement des loyers.Le dispositif est en place jusqu'à novembre. Le Parlement devra ensuite trancher sur sa poursuite ou son retrait.