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La Cour de cassation a annulé la requalification des faits en violences pour le policier auteur du tir ayant tué Nahel Merzouk en juin 2023, rouvrant la voie à un possible procès pour meurtre de ce dernier, selon l'arrêt consulté vendredi par l'AFP.

La "chambre de l'instruction (de la cour d'appel de Versailles, ndlr) n'a pas justifié sa décision" de requalification, a estimé la plus haute instance judiciaire française. L'affaire est donc renvoyée devant la cour d'appel de Versailles qui devra statuer de nouveau sur le chef pour lequel est renvoyé le policier, mais dont la décision pourrait faire l'objet de nouveaux recours.

À l'issue de l'audience mercredi, Mounia Merzouk, la mère de Nahel, a pris la parole devant des journalistes ainsi qu'une trentaine de personnes qui n'ont pu assister aux débats faute de place. "Il faut vraiment qu'on ait un procès pour Nahel (...). Je vous promets que je me battrai et que je ne lâcherai rien. Nos enfants ont une valeur", a-t-elle déclaré, visiblement émue. Plusieurs voix se sont élevées pour demander "Justice pour Nahel".

Nahel Merzouk, 17 ans, a été tué le 27 juin 2023 d'une balle tirée à bout portant par un policier qui contrôlait le véhicule qu'il conduisait. Son décès, devenu symbole des violences policières, avait été à l'origine de plusieurs nuits d'émeutes à travers la France.