Chaque semaine, “Télérama” arpente les rues de Paris à la recherche des plus belles créations de street-artistes en accès libre. Aujourd’hui, place à une star américaine qui va marquer l’été de la capitale. La fresque de l’Américain Tristan Eaton, à voir dans le 13e arrondissement à Paris. Photo Olivier Granoux pour Télérama Par Olivier Granoux Publié le 12 juin 2026 à 11h00 Dans l’art urbain, Tristan Eaton, c’est un peu le chaînon manquant entre Obey et Kaws. Sa culture skate, ses portraits colorés évoquent les créations de Shepard Fairey (Obey) ; tandis que sa réappropriation des personnages de la pop culture, tout comme sa passion pour les art toys (littéralement, les jouets d’art), le rapprochent de Kaws. Deux stars du genre, que Tristan Eaton connaît bien. Après une adolescence influencée par le graffiti, Eaton (né en 1978) s’est d’abord fait un nom en tant que graphiste et illustrateur, puis en co-fondant Kidrobot, une société d’art toys qui va lancer en 2004 le Dunny, une figurine en vinyle en forme de lapin, qui va servir de toile blanche à des centaines d’artistes à travers le monde. L’idée, qui consiste à commercialiser ces personnages en 3D customisés en série limitée par des célébrités, va assurer le succès de Kidrobot et de Tristan Eaton, dont les toys sont depuis entrés dans les collections permanentes du MoMA, à New York. À lire aussi : Le meilleur du street art à Paris : “L’Origine du monde” version vandale Occupé avec ses jouets, l’Américain viendra à la fresque murale et à la toile relativement tard. Mais, à partir de 2012, il développe sa technique signature : le collage peint à main levée. Un télescopage visuel, comme si des affiches s’étaient superposées pendant des décennies avant d’être déchirées de façon aléatoire. Un patchwork où cohabitent le noir et blanc hyperréaliste, la saturation du pop art, des motifs géométriques, de la typographie et des textures de bande dessinée. « MCL40 », peinture aérosol sur panneau, 2026. Un tableau présent dans l’exposition à l’intérieur de la galerie Itinerrance. Photo Olivier Granoux pour Télérama Tristan Eaton est déjà intervenu à Paris. En 2014, rue du Chevaleret, dans le 13ᵉ, avec un Napoléon XXL ; ou en 2016, sur le château d’eau de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Les deux fresques sont toujours visibles. Celle qui nous intéresse restera sûrement moins longtemps. Elle est posée sur la façade de la galerie Itinerrance, pour annoncer une expo de l’artiste américain. Une série de portraits, majoritairement des impressions jet d’encre haute précision, d’un grand classicisme formel. Une esthétique que l’on ne tardera pas à retrouver aussi au Petit Palais, puisque l’artiste est au casting de la 2ᵉ édition de l’exposition collective « We are here », qui commence fin juin. Après presque dix ans d’absence dans la capitale, Tristan Eaton sera décidément la guest star de l’été à Paris. Où : 2, place Keith-Haring, 13ᵉ. Son InstagramExpo jusqu’au 27 juin. Entrée libre. Vous avez repéré une fresque intéressante ? Prévenez-moi !
Le meilleur du street art à Paris : Tristan Eaton, le retour de l’enfant prodige américain
Chaque semaine, “Télérama” arpente les rues de Paris à la recherche des plus belles créations de street-artistes en accès libre. Aujourd’hui, place à une star américaine qui va marquer l’été de la capitale.







