« Le football n’est pas une question de vie ou de mort, c’est quelque chose de bien plus important que cela. » Ces mots de Bill Shankly, grand entraîneur à Liverpool des années 1970, ont ouvert le débat du Mediapart Festival consacré à la Coupe du monde de football qui s’ouvre aux États-Unis, au Canada et au Mexique.Après un échange sur les enjeux géostratégiques et politiques du Mondial américain et sur les résistances institutionnelles, le débat s’est porté sur l’expression populaire de celles et ceux qui luttent, ces « mendiants de bon football », selon les termes de l’écrivain Eduardo Galeano.Face au bilan calamiteux de la vague libérale qui a profondément transformé le football professionnel, la résistance des tribunes et de la base rencontre de plus en plus d’échos, et le mouvement d’un football populaire se développe en Europe.Comme autant de contre-modèles symboliques se réappropriant une histoire de clubs évoluant dans les échelons inférieurs des championnats nationaux. Dans les premières divisions, le combat contre le football tel qu’il est devenu provoque des mobilisations contre la multipropriété ou les mesures liberticides visant les supporteurs ultras.Un débat animé par Stéphane Alliès, journaliste à Mediapart, enregistré en public le 6 juin 2026, dans le cadre du Mediapart Festival à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).Nos invité·es : Marie-Cécile Naves, directrice de recherche à l’Iris et autrice de Géopolitique des États-Unis. 40 fiches illustrées pour comprendre le monde (nouvelle édition, Eyrolles) et Le Pouvoir du sport (FYP éditions) ;Nicolas Kssis-Martov, journaliste et auteur de Latéral gauche. Figures du foot politique (éditions Libertalia) ;Ronan Evain, supporteur nantais et directeur de l’association Football Supporters Europe ;Jérôme Latta, auteur de Ce que le football est devenu. Trois décennies de révolution libérale (éditions Divergences).