Cet article vous est offert Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous Se connecter Vous n'êtes pas inscrit sur Le Monde ? Inscrivez-vous gratuitement Société Société Société Procès Procès Procès Cette djihadiste française a analysé sa radicalisation comme résultant des blessures de son éducation bourgeoise et de son amour fusionnel pour son mari. Enfermée dans le déni, elle a peiné à expliquer comment elle en était venue à emmener ses enfants vers une mort presque « certaine » en Syrie. Article réservé aux abonnés Lorsqu’elle s’est assise dans le box des accusés, lundi 8 juin, au premier jour de son procès, avec son chemisier à fleurs, sa natte tressée qui lui tombait sur l’épaule, ses lunettes fines, ses mains jointes sur les genoux et ses airs d’enfant sage, on a eu toutes les peines du monde à imaginer comment cette brillante scientifique de 45 ans, élevée dans une famille bourgeoise catholique et aisée, en était un jour venue à rejoindre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie avec ses trois enfants. Pourquoi Camille F. a-t-elle méthodiquement détruit, au fil des années, tout son héritage culturel et social ? Pourquoi a-t-elle un jour cessé de jouer de la flûte traversière pour ne plus écouter que des chants religieux ? Pourquoi a-t-elle ensuite toléré que son mari décapite les poupées de sa fille au motif que l’islam interdirait de représenter la figure humaine ? Pourquoi a-t-elle enfin renoncé à une prometteuse carrière d’ingénieure en épidémiologie à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire pour emmener ses enfants, âgés de 10, 7 et 2 ans, rejoindre l’un des groupes terroristes les plus sanguinaires de l’ère moderne ? Il vous reste 85.63% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.